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 Sujet du message: LE CANTIQUE DE PAPA SIMON KIMBANGU DU 12 SEPTEMBRE 1921
MessagePosté: 28 Sep 2013 12:09 
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Inscription: 11 Jan 2007 00:09
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Le 12 septembre est une journée exceptionnelle pour les fidèles kimbanguistes. De nombreux événements ayant eu lieu ce jour-là, à Nkamba et partout ailleurs, font désormais partie de l’histoire du kimbanguisme.

Alors que nous étions entrain de prendre connaissance du mémoire de pédagogie appliquée, présenté en 2005 à l’institut supérieur pédagogique de Mbanza Ngungu par Pitshou Bazangika Basakanina et intitulé « Relecture de l’histoire du kimbanguisme à travers ses cantiques de 1921 à 2001 », nous sommes tombés au détour d’une page sur le merveilleux cantique capté le 12 septembre 1921 à Nkamba par Papa Simon KIMBANGU. Son titre : « O Nzambe nzengi a nkanu ».

Dans l’église kimbanguiste, les fidèles ont la liberté de prier selon leur propre inspiration. En dehors des prières liturgiques, il n’y a pas d’autres prières obligatoires à réciter quotidiennement excepté une seule : celle dite du 6 avril. Où qu’ils se trouvent, les kimbanguistes sont normalement censés la faire à 6h, à 10h, à 12h, à 15h, à 18h, à 22h, à minuit et à 3h du matin ; afin de Dieu fasse régner la paix partout dans le monde. « O Nzambe n’zengi a nkanu » est chanté aussitôt après la prière du 6 avril et depuis 1977 de nombreux kimbanguistes ont eu à l’entonner sans savoir qu’il avait été à la fois inspiré et capté par lui-même Papa Simon KIMBANGU.

Sur ce, lisez donc la version kikongo et la libre traduction faite par Pitshou Bazangika Basakanina ; sans oublier son analyse approfondie que voici : « Le 12 septembre 1921, le jour même de l’arrestation de Simon KIMBANGU, ce dernier inspire un cantique qu’il serait intéressant d’analyser… Plus qu’un chant, ce texte inspiré… est révélateur de la pensée de KIMBANGU et de sa conception de la souffrance. Loin de dramatiser ou de considérer la situation comme chaotique et irrécupérable, KIMBANGU a plutôt un langage différent pour panser les blessures psychologiques de ses amis d’infortune ; pour raviver la foi de ceux qui faiblissaient et redonner du courage aux fidèles plongés dans le désespoir, l’incertitude et la dépression ».

Le cantique en kikongo, sa traduction en français et l’analyse sommaire de chacune des quatre couplets.

Premier couplet.

O Nzambi nzengi a nkanu
Muna watu a nsiona
Ndion’odilanga i kekonka
O Nzambi i nzodi a sukami

Dieu le juge souverain et infaillible
De la cause des déshérités !
Il console ceux qui pleurent et qui souffrent,
Le Seigneur est le Dieu des malheureux.

Dans ce premier couplet, « Papa Simon KIMBANGU commence par rassurer que le Seigneur est « un juge souverain et infaillible », qui prend la juste mesure de la cause des « déshérités ». Lui seul sait vraiment consoler ceux « qui pleurent et souffrent », en apportant des solutions originales aux problèmes qui les préoccupent ».

Deuxième couplet.

Kuiza ke kuiza o va nza
Kua ndiona una yo mpasi
Muna wau kadidila
Oku nyandalang’aka mpe

L’Eternel vient se révéler au monde
A celui qui est dans la détresse
Lorsqu’il lui demande du secours,
Il finit par l’aider.

Il ressort dans ce deuxième couplet que « le désastre et la douleur amène de tout temps l’homme à rechercher Dieu : celui-ci en fait un prétexte heureux pour « se révéler » à la personne humaine et l’aide au mieux à se libérer des attaches du destin ».

Troisième couplet.

O Nzambi i nzodi a nsiona
O yandalanga mosi vana bena
O mvuala Yisu ya tolololua
Kansi wavumbulaka yo

Le Seigneur aime tant les misérables
Et se manifeste souvent au milieu d’eux
Le temple du Seigneur Jésus fut détruit
Mais il a été reconstruit, relevé.

Pour ce qui est du troisième couplet, « Le Seigneur prend souvent plaisir à se manifester aux misérables, aux personnes sans envergure sociale. KIMBANGU rappelle au bon souvenir de ses fidèles que le Seigneur Jésus-Christ lui-même a dû beaucoup souffrir et que son temple (son corps) fut méchamment « détruit » : il le releva trois jours après (la résurrection)».

Quatrième couplet.

Kana vo wantu bekangua
Kansi Nzambi ke kangua ko
Kadi Nzambi wasengoka
Kua yeto wantu a mbi.

Même si les hommes peuvent être incarcérés
Dieu ne saurait être emprisonné
Il agit désormais parmi
Les pauvres pécheurs.

« Enfin, au dernier couple, KIMBANGU clarifie encore ses convictions sur la relégation : les hommes pourront bien se faire emprisonner et croupir pour longtemps dans les geôles des bourreaux blancs. Mais, personne ne saurait jamais arrêter Dieu, qui agit par et pour les souffreteux ».

Ce long extrait est tiré du mémoire de licence de :
Pitshou Bazangika Basakanina.
« Relecture de l’histoire de l’église kimbanguiste
à travers ses cantiques de 1921 à 2001 ».
Mémoire de licence en pédagogie appliquée
Pages 55 à 56.
Option Histoire. Année académique 2004-2005
Institut supérieur pédagogique de Mbanza Ngungu
Section des lettres et sciences humaines,
Département d’histoire.

_________________
Bobangi bua Njambe ezali ebandeli ya mayele.


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