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 Sujet du message: COMBIEN DE DISCIPLES PAPA SIMON KIMBANGU AVAIT-IL EN 1921 ?
MessagePosté: 21 Mar 2014 21:42 
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Le 6 avril 1921, lorsque Papa Simon KIMBANGU guérit mama Nkiantondo, personne ne s’imaginait que c’était là le début d’un véritable réveil spirituel. A cette époque-là, bien que les noirs n’avaient que le cor et le tam-tam pour communiquer, la bonne nouvelle de la guérison de mama Nkiantondo traversa tout de même les frontières, et parvient jusqu’au Congo portugais et au Congo français par le bouche-à-oreille.

Le fait que Papa Simon KIMBANGU naquit le 12 septembre 1887, dans une contrée habitée en grande majorité par les Kongo, explique pourquoi ce peuple fut très réceptif à son message et le district du Bas-Congo devint le berceau du kimbanguisme. Par rapport à sa position géographique, Nkamba est un carrefour qui fait la jonction entre les 3 Congo (portugais, français et belge). C’est d’ailleurs ce qui a permis une rapide pénétration du kimbanguisme au Congo français en 1921 par le sud du pays.

Catéchiste protestant de la mission suédoise de Musana située dans la contrée de Boko, papa Samuel Matouba fut envoyé à Nkamba par ses supérieurs hiérarchiques, pour se rendre compte par lui-même de ce qui s’y passait réellement. Revenu plus convaincu que jamais par ce qu’il avait vécu, vu et entendu ; il décida de quitter définitivement le protestantisme pour le kimbanguisme. Ce n’est qu’en 1924, trois ans plus tard, que Papa Simon KIMBANGU s’est lui-même manifesté à Koundzoulou, dans la partie nord du Congo français, auprès du peuple Ngangulu par le biais de Papa Paul Obami. Cependant, faute d’informations crédibles, on ne sait toujours pas comment le kimbanguisme a pénétré au Congo portugais.

C’est donc à partir du « pays Kongo» balkanisé par la création des trois colonies (belge, française et portugaise) que la renommée de Papa Simon KIMBANGU s’est répandue, comme une traînée de poudre en direction des autres peuples et régions. Venues du Congo français, du Congo portugais et du Congo belge (essentiellement du Bas-Congo et de Léopoldville), les foules affluèrent à Nkamba auprès de Papa Simon KIMBANGU dans le but de le voir à l’œuvre, de se faire bénir, d’écouter ses prêches et prédictions, d’obtenir la guérison des malades ou la résurrection de leurs parents décédés.

Quand les missionnaires, aussi bien catholiques que protestants, débarquèrent et s’installèrent dans la contrée de Nkamba, le christianisme fut aussitôt qualifié de religion étrangère et le Seigneur Jésus-Christ y fut perçu comme le sauveur exclusif de la race blanche. Dès lors, les autochtones contrecarrèrent les premières tentatives d’évangélisation des missionnaires. En 1894, quand le révérend Ronald Cameron alias « Nzangamene » sera poursuivi par les habitants de Mbanza Lemba, il n’aura in extremis la vie sauve que grâce à mama Marie Kinzembo, qui la cacha à l’intérieur de sa case.

Mais, à force de persévérer, les missionnaires parvinrent finalement à leurs fins, en faisant des émules dans plusieurs villages de la contrée de Nkamba. Partout, sur fond d’une subtile rivalité entre missionnaires protestants et catholiques, plusieurs chapelles virent progressivement le jour tandis que le Seigneur Jésus-Christ fit enfin adopter comme le « Dieu qui sauve ». C’est dans ce contexte que Papa Simon KIMBANGU apparut en 1921 d’abord comme un simple catéchiste, avant de révéler ensuite être le Saint-Esprit incarné.
Mais, depuis que le christianisme était arrivé en Afrique dans les valises des missionnaires, c’était la toute première fois que les morts revenaient à la vie ; que les aveugles, les sourds et les muets étaient guéris de leurs infirmités au nom de Jésus-Christ, et ce par l’intermédiaire d’un noir qui n’était autre que Papa Simon KIMBANGU.

Papa Marcel Wanzungasa était né bossu et vomissait souvent lorsqu’il était enfant, c’est pourquoi en 1921 sa mère l’emmena à Nkamba auprès de Papa Simon KIMBANGU. Celui-ci lui imposa la main puis l’enverra se baigner dans la source sacrée. Après cela, il vit son corps resplendir et sa bosse disparaître comme par enchantement. La jeune Dinayame, native de Tumba et connue par les kimbanguistes par le diminutif de Dina, était décédée dans son village trois jours plus tôt. Ramenée sur place à Nkamba, elle ressuscita alors que son corps était déjà en état de putréfaction. Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d’autres, qui ne pouvaient pas laisser indifférents les contemporains et compatriotes de Papa Simon KIMBANGU.

Ainsi donc, Nkamba était très vite devenu une destination incontournable, où chaque jour la foi ne cessait d’opérer des miracles. Ce qui poussa les gens à déserter du jour au lendemain les hôpitaux, les églises, les usines, les ateliers, les commerces et les bureaux, pour s’y rendre. L’afflux incessant des personnes venant à Nkamba, en quête de solutions spirituelles, ne fit qu’accroitre le volume de travail journalier de Papa Simon KIMBANGU ; au point de ne pouvoir se reposer ni manger. D’où, sa demande expresse à Jésus-Christ pour qu’il lui trouve des personnes capables de lui prêter main forte par rapport à la mission qu’il lui avait confiée. Ce dernier lui répondit positivement le 7 mai 1921.

Ce jour-là, il eut à Nkamba une extraordinaire effusion de l’Esprit Saint, qui descendit au vu et au su de tous sur de nombreuses personnes. Ce phénomène inhabituel avait par ailleurs galvanisé la foi déjà inébranlable des témoins oculaires et auriculaires de cette scène. Sur place, l’esprit de Dieu était effectivement descendu entre autres sur Paul Manika, Thérèse Mbonga, Pierre Ndangi, Mikala Mandombe, Jean Mukoko et André Mbaki. Mais, quelques faux prophètes qui venaient tenter et combattre Papa Simon KIMBANGU reçurent eux aussi un Esprit non identifié. Afin de démêler publiquement le vrai du faux, « l’épreuve des binsukulu » fit proposer par Papa Simon KIMBANGU à toutes les personnes sur qui l’Esprit était descendu. Tout un chacun devait manger le « kinsukulu », aubergine sauvage et comestible au goût passablement amer. Quiconque se soumettait à cette épreuve était censé avoir reçu l’esprit saint ou l’Esprit de Dieu ; s’y refuser de façon catégorique équivalait par contre à la preuve évidente que le concerné avait plutôt en lui un Esprit diabolique.

Mais, bien avant de subir l’épreuve, Paul Manika se vanta que c’était lui le vrai ceps tandis que son père n’était autre que le vigneron. Et, au moment de manger le Kinsukulu, il décida volontairement de s’abstenir et il ne fit donc pas partie des disciples de Papa Simon KIMBANGU. En revanche, Thérèse Mbonga, Jean Mukoko, André Mbaki, Mikala Mandombe et Pierre Ndangi furent les seuls à avoir participé à l’épreuve des Binsukulu. Dès qu’on les leur donna, ils les croquèrent aussitôt. Bien qu’il l’eût brillamment passée, André Mbaki se déclara par la suite indigne de faire partie des disciples de Papa Simon KIMBANGU. Non seulement l’Esprit Saint avait du mal à l’habiter, mais il était surtout convaincu d’avoir été divinement puni, parce qu’il avait eu auparavant des doutes sur l’origine des tous premiers miracles opérés par Papa Simon KIMBANGU.

Quant à Thomas Ntwalani, il n’avait jamais œuvré sous l’autorité directe de Papa Simon KIMBANGU et ne peut en aucun cas être considéré comme son disciple. Le 2 mai 1921, quand Thomas Ntwalani vint le rencontrer à Nkamba, Papa Simon KIMBANGU lui fit comprendre qu’il avait sur lui le sceau de Dieu. Le 7 mai 1921, pendant qu’il se trouvait dans son village, l’Esprit Saint descendit sur lui et il crut bon de se déplacer jusqu’à Nkamba informer personnellement Papa Simon KIMBANGU ; qui lui avouera que c’est la preuve qu’il avait été choisi comme les autres pour être son disciple. Or, pour les raisons de pragmatisme et de disponibilité, toutes les personnes désignées par l’esprit saint pour assumer ce rôle auprès de Papa Simon KIMBANGU, devaient quitter leurs villages pour venir habiter Nkamba. Mais au lieu de venir y rejoindre ses collègues, Thomas Ntwalani choisira plutôt de rester chez lui à Mbanza Ngoyo ; coupant ainsi à compter de cette date du 7 mai 1921 toute relation avec Nkamba.

Entre-temps, en prévision de la réponse de Jésus-Christ qu’il savait d’avance positive, Papa Simon KIMBANGU édicta un code de bonne conduite à l’intention de ses futurs disciples. On peut en résumer les grandes lignes de la sorte : « Puisque le Seigneur donne gratuitement, personne n’a le droit de se faire rémunérer pour services rendus ; la liberté de manger, de dormir, de se reposer… sera souvent être mise à rude épreuve, mais l’aide spirituelle indispensable doit être apporté sans retard ni murmure ; prière d’être humble car Dieu n’aime pas les orgueilleux ; une fois qu’on a été choisi, il importe de s’établir sur place à Nkamba ». Puisque Thomas Ntwalani resta dans son petit coin et travailla en solo, Papa Simon KIMBANGU ne pouvait donc pas se porter garant de ses actes, ni le compter parmi ses disciples au même titre que mama Mikala Mandombe et tous les autres.

Avec l’arrestation de Papa Simon KIMBANGU le 12 septembre 1921, quel fut alors le sort de ses principaux disciples ?

Le 6 juin 1921, Thérèse Mbonga fut interceptée et incarcérée à la prison de Thysville. Suite aux nombreux sévices qu’elle subit de la part des soldats, elle mourut le 19 août 1921.

Pierre Ndangi tomba lui aussi aux mains de la force publique le 6 juin 1921 et fut relégué à Belingo dans le Kasaï oriental. Revenu vivant de l’enfer de la relégation, il décéda en 1975 à Kinshasa.

Jean Mukoko devint officiellement le premier inspiré kimbanguiste, pour avoir capté le 18 mai 1921 le cantique « A makesa ma ndungini ». Il est mort en captivité dans la province orientale où il fut déporté.

Mikala Mandombe, la benjamine des disciples de Papa Simon KIMBANGU, fut arrêtée en même temps que son maître le 12 septembre à Nkamba. Leurs chemins se séparèrent à Ubundu, où Mikala Mandombe resta comme reléguée pendant quelques années. Elle fut par la suite transférée à Lowa jusqu’à son retour à Léopoldville à la veille de l’indépendance du Congo belge. Depuis lors, elle fut témoin de l’accomplissement de nombreuses prédictions faites par Papa Simon KIMBANGU.

Même s’il ne fut pas disciple de Papa Simon KIMBANGU, Thomas Ntwalani eut le courage de se constituer prisonnier après l’arrestation de ce dernier. L’ayant vu pour la dernière fois le 7 mai 1921, il le croisera de nouveau le 19 septembre 1921 à Thysville, le jour où il alla se constituer prisonnier. Thomas Ntwalani fut d’abord relégué à Lowa puis dans le haut Congo (Equateur), où il passera le reste de sa vie jusqu’à sa mort en 1947.

Papa Phillipe Mbumba, mama Clémentine Wamenga, Papa Dragon Mvuama, Papa Emile Zola, Papa Gabriel Mabuaka… et beaucoup d’autres avaient eux aussi les dons de guérir les maladies, de prédire les événements, de ressusciter les morts… mais, ils ne faisaient pas partie du premier cercle restreint des disciples de Papa Simon KIMBANGU.

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Bobangi bua Njambe ezali ebandeli ya mayele.


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