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 Sujet du message: HISTOIRE DU TITRE "SA DIVINITE" DONNE A PAPA SIMON KIMBANGU.
MessagePosté: 13 Mar 2015 03:48 
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Inscription: 11 Jan 2007 00:09
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A l’origine, il s’agit d’une anecdote que Christian Hondissa avait racontée avec ses propres mots.

«En 1995, après ma licence en droit à l’université Marien Ngouabi, il était question que je quitte Brazzaville pour aller en Europe. Mais, devant le refus net de l’ambassade de France de me délivrer le visa, je décidai de rester en Afrique et de me rendre au Burkina Faso et plus précisément à Ouagadougou. Sur place à Brazzaville, pendant que je réglais les dernières formalités de voyage à l’agence d’air Afrique, je rencontrais fortuitement au guichet un parfait inconnu qui me vanta les mérites de la formation universitaire en Côte d’ivoire. En guise de conseil, il me suggéra d’aller plutôt y poursuivre mes études et d’oublier à l’instant même le Burkina Faso que je pourrais bien visiter plus tard. C’est dans ce contexte que je me suis retrouvé finalement à Abidjan, où je fis un jour la connaissance de quatre jeunes compatriotes: trois filles et un garçon. Tous les cinq avions trois choses en commun: nous étions des étrangers en Côte d’ivoire, nous avions chacun le statut d’étudiant et nous partageons une foi commune en Papa Simon KIMBANGU. Curieusement, c’est le fait d’être tous kimbanguistes qui nous rapprocha le plus les uns des autres.

Comme l’église kimbanguiste n’existait pas encore en Côte d’ivoire, on allait plutôt participer chaque dimanche au culte protestant. Au bout d’une année, on fit diffuser un communiqué à la radiotélévision ivoirienne à l’intention d’éventuels kimbanguistes résidant dans le pays. Mais en vain. Alors, de commun accord, on décida de ne plus nous rendre aux cultes dominicaux protestants et de s’organiser pour commencer à prier désormais entre nous selon la foi et le rite kimbanguistes. Au-delà de la divergence de nos différents cursus universitaires (médecine, droit, journalisme, haute couture et gestion), on avait tous la chance d’avoir été plus ou moins formé au pays par la «soirée spirituelle» en ce qui concerne la prédication et les prières.

Le premier culte kimbanguiste proprement dit eut lieu exactement le dimanche 3 novembre 1996. Invités en cette inédite circonstance, nos frères ivoiriens honorèrent cet événement de leur présence et grande fut notre agréable surprise de constater que nombreux d’entre eux connaissaient déjà Papa Simon KIMBANGU. Il sied d'ailleurs de signaler que dans un livre de lecture utilisé dans le cadre du programme de l’enseignement scolaire en vigueur en Côte d’ivoire, il est fait mention honorable de Papa KISOLOKELE LUKELO, fils aîné de ce dernier, en tant que grand homme ayant marqué l’histoire de l’Afrique.

Le lendemain, 4 novembre 1996, je rencontrais une vieille dame kimbanguiste résidant en Côte d’ivoire depuis belle lurette, qui était en contact permanent avec six autres kimbanguistes. Tous les sept avaient déjà l’habitude de se réunir souvent dans les habitations des uns et des autres pour prier ensemble selon le rite propre à l’église kimbanguiste. Le dimanche suivant, le culte se déroula en paix à Cocody en présence de douze kimbanguistes, heureux de se retrouver enfin. De bouche à oreille, d’autres fidèles vinrent grossir le groupe qui atteindra en un temps record le nombre de soixante. C’est alors que germa dans les esprits l’idée d’entamer les démarches pour la reconnaissance officielle de l’E.J.C.S.K (église kimbanguiste) en Côte d’ivoire. Sous les régimes successifs des présidents Henri Konan Bédier et Robert Gueï, la demande dûment introduite auprès des autorités compétentes reçut une fin de non recevoir. Cependant, la situation se débloquera sous le régime du président Laurent Gbagbo, qui accordera finalement le fameux sésame aux kimbanguistes.

Aussitôt, la communauté kimbanguiste de Côte d’ivoire informa le chef spirituel Papa DIALUNGANA KIANGANI de l’heureux événement, et demanda par la même occasion l’envoi sur place à Abidjan d’un responsable qui devrait y coordonner les activités de l’E.J.C.S.K. Depuis Nkamba, siège international de l’église kimbanguiste, la réponse du chef spirituel et représentant légal nous parvient en ces termes : «Vous aviez accompli un travail énorme, que le bon Dieu pardonne tous les péchés que vos aviez commis depuis votre naissance jusqu’à présent. Aucun responsable ne partira d’ici pour venir vous diriger, il est mieux que vous poursuiviez vous-mêmes l’œuvre que vous avez déjà commencée». En janvier 1998, soit un mois après, à la surprise générale, une petite poignée de fidèles furent nommés depuis Nkamba à des grades ecclésiastiques, selon le pouvoir discrétionnaire du chef spirituel et représentant légal.

Après la découverte par voie de presse de l’implantation de l’E.J.C.S.K en Côte d’ivoire, on reçut à l’improviste le 23 décembre 2001 en plein culte dominical à Adjamé, la visite d’une délégation de vingt-cinq personnes. Ils se présentèrent comme étant des harristes venus partager la foi chrétienne avec les fidèles kimbanguistes. Ce jour-là, en prenant la parole, le chef de délégation dira en substance qu’à travers les kimbanguistes présents, Papa DIANGIENDA KUNTIMA était en quelque sorte venu répondre à l’invitation qui lui avait été adressée officiellement en 1982 par l’église harriste, à l’occasion d’une réunion de la CETA tenue à Nairobi au Kenya. Bien qu’il ait donné son accord de principe, Papa Joseph DIANGIENDA KUNTIMA ne s’était jamais rendu physiquement en Côte d’ivoire.

Lorsque les harristes organisèrent une retraite spirituelle de trois jours à Bonua, à plusieurs kilomètres d’Abidjan, les kimbanguistes firent invités et je m’y rendis sur autorisation expresse de Papa DIALUNGANA KIANGANI, le chef spirituel de l’église kimbanguiste. A la fin de la retraite en question, il y eut plusieurs révélations. C’est à cette occasion que l’on me conta l’histoire du harrisme, que je me permets de résumer ainsi: «En 1910, William Harris, prophète d’origine libérienne se leva et prêcha la bonne nouvelle du Seigneur Jésus-Christ, en recommandant aux gens de se débarrasser de la sorcellerie, de la magie… Les populations furent réceptives à son message et dès lors le harrisme se propagea dans toute la contrée de l’Afrique de l’Ouest. Le prophète conseillait de quitter les églises traditionnelles car la vraie église était sur le point de naître, mais il est mort sans en avoir révélé le nom. En 1982, les harristes avaient dit à Papa DIANGIENDA KUNTIMA qu'ils avaient le pressentiment que l’église qu’il dirigeait était celle prophétisée par William Harris».

En 2002, les kimbanguistes de Côte d’ivoire programment un voyage à destination de Nkamba pour le 6 avril, 25 fidèles harristes décident de leur plein gré de faire partie de la délégation. Mais, l’émergence de la rébellion et la mort du ministre Boga Doudou, celui-là même qui signa de sa main la reconnaissance officielle de l’église kimbanguiste en Côte d’ivoire, anéantirent le projet. Au cours d’une rencontre avec les harristes, ces derniers demandèrent à Christian Hondissa s’il y avait une autre date significative à laquelle l’on pouvait reprogrammer le voyage. Lorsque celle du 12 octobre fut avancée, les harristes ont tout de suite tenu à savoir quel événement avait eu lieu ce jour-là. C’est alors qu’on leur expliqua qu’au moment même où Papa Simon KIMBANGU décédait à Elisabethville (Lubumbashi) à 2000 km de son village, sur place à Nkamba naissait simultanément un autre Simon KIMBANGU. Car, avant sa mort, il avait promis qu’il devait renaître une deuxième fois. A peine avaient-ils entendu cette brève explication, les harristes se sont tous levés comme un seul homme, en s’exclamant: «Ô! Les merveilles de Dieu!».

Entre avril et décembre 2002, la rébellion s’intensifia de plus belle. Voyant que la situation devenait intenable pour certains étrangers, Christian Hondissa prit la décision de rentrer au bercail pendant un moment donné. Déçus de ne pas faire partie du voyage, les membres du grand clergé harriste lui confièrent tout de même deux messages: l’un était destiné au chef spirituel et représentant légal de l’E.J.C.S.K et l’autre devait être transmis à toute la communauté kimbanguiste. La teneur du premier avait un rapport avec le besoin de l’Afrique de voir émerger de nombreux savants. Par contre, le deuxième faisait allusion au fait qu’ils réfutaient le titre honorifique de «Eminence» dont on usait en certaines circonstances et dans certains milieux pour désigner Papa Simon KIMBANGU KIANGANI. Selon les harristes, son «Eminence» convenait mieux aux prélats catholiques; quant à lui, il fallait tout l'appeler simplement sa «divinité» car il est Dieu.

Dès mon retour d’Abidjan, j’ai rencontré Papa Simon KIMBANGU KIANGANI en janvier 2003 à Brazzaville, au Congo, où il se trouvait en voyage pastorale. Je lui ai transmis de manière fidèle les deux principaux messages des autorités harristes. Lors de cette première rencontre, le chef spirituel et représentant de l’église kimbanguiste avait écouté attentivement, mais en retour il ne m’avait pas donné la moindre réponse. En 2005, je l’ai rencontré de nouveau et j’en ai profité pour lui rappeler les deux messages qui sont restés sans suite. Aucune réaction de sa part. En 2006, j’ai eu de nouveau l’opportunité de m’entretenir avec Papa Simon KIMBANGU KIANGANI; une fois de plus, pas la moindre réponse par rapport aux messages de nos frères harristes de Côte d’ivoire.

En 2008, cinq ans après notre première rencontre, je me retrouvais encore devant le chef spirituel et ma préoccupation était restée intacte.
«Papa, le message de 2003 dont je vous avais déjà instruit depuis, quand est-ce que pourrais-je le transmettre à la communauté kimbanguiste» ?
Le chef spirituel et représentant légal de l’église kimbanguiste me demanda de le lui rappeler textuellement, ce que je fis aussitôt. Juste après, il s’éclata de rire.
«Par quel titre allez-vous remplacer son Eminence», s’enquit-il?
Je m’empressai de lui répondre: «Papa, puisque tu es Dieu, le titre qui te convient le mieux c’est sa divinité»?
Ok, dit-il, après un petit moment.
«Comment allez-vous vous y prendre pour faire passer le message»? Questionna Papa Simon KIMBANGU KIANGANI.
«C’est à vous de me faire une suggestion», disais-je.
«Alors, dans ce cas, allez-y voir Djo Makozo de la presse kimbanguiste», renchérit le chef spirituel et représentant légal.
Je m’exécutai sur le champ.

Fin mars 2012. Je quitte Pointe-noire pour un voyage-éclair à Dolisie. N’ayant pas vu mon ami Simon Manzenza Masala, inspiré et membre de GGKI, au culte dominical; je me décidai d’aller lui rendre visite chez lui à domicile. Après les salutations d’usage, il m’apprendra qu’il avait divinement capté de nombreux cantiques qu'il gardaient encore dans son tiroir, car il n'y avait pas de GGKI à Dolisie. Avec beaucoup d’enthousiasme, il se proposa de m’en chanter un seul et le cantique en question s’intitulait «Sa divinité». Quelle divine surprise! Pendant qu’il chantait, des larmes de joie m’inondaient les joues et je finis par l’interrompre. Sa question ne se fit pas attendre: que se passe-t-il ? C’est avec beaucoup d’émotion que je lui expliquais que ce cantique, qu’il avait capté et qu’il venait de chanter, avait une longue histoire derrière lui.

Voici en intégralité le fameux cantique divinement inspiré par les anges et capté par l’inspiré Simon Manzenza Masala.

«Venez voir, venez voir, Sa divinité
Simon KIMBANGU KIANGANI, Père céleste
Il agit en toute simplicité
Sa profondeur divine est insondable
Il est parmi nous, il est parmi nous
Père divin, Dieu tout puissant.

Refrain

Gloria o, gloria o gloria
Rendons gloire aux trois glorieux
Gloria o, Gloria o Gloria
Quelles sont ses exigences ?
La trilogie et ses préceptes
Le décalogue ou les 10 commandements
Pour rétablir la paix ici-bas
Toutes les nations, peuples du monde
Montez tous à Nkamba, nouvelle Jérusalem
Venez voir la nouvelle civilisation,
Le kimbanguisme, nouvelle civilisation».

_________________
Bobangi bua Njambe ezali ebandeli ya mayele.


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